Énergie

Souvent économiste varie, bien fol est qui s’y fie 

Au XXe siècle, le credo était qu’un pétrole bon marché favorisait la reprise et qu’un pétrole cher l’entravait. À présent, les économistes prétendent le contraire.

ob_8feb03_troisieme-choc-petrolier-pourquoi-leLes économistes sont réputés pour expliquer a posteriori ce qu’ils n’ont pu prévoir a priori. Crashs boursiers, crises immobilières, crise des dot.com, Brexit. Les exemples sont légions. Mais, non contents d’expliquer un phénomène économique après coup, ce qui n’a que peu d’intérêt en soi, les économistes déduisent la chose ou son contraire avec le même événement. L’argumentation évolue au cours du temps un peu comme la mode vestimentaire.

Je prendrai comme exemple l’influence du prix du pétrole sur l’économie mondiale.

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Tarifs eau et électricité – l’oasis de Dubaï et le désert wallon

Un récent voyage à Dubaï m’a amené à une comparaison intéressante et cocasse entre la tarification de l’eau et celle de l’électricité pour le particulier.

Pour rappel, Dubaï est une zone désertique en bord de mer, au relief très plat, avec des nappes aquifères très limitées. La température varie entre 13°C et 45°C avec des précipitations annuelles de 10 cm, huit fois moindres qu’en Wallonie.

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Les coûts locaux

Toute l’électricité de Dubaï est fabriquée avec du pétrole au prix relativement peu compétitif de 8€cent par kWh à comparer au prix moyen du réseau électrique belge : 4 €cent.
Dans le futur, le prix pourrait augmenter avec le prix du pétrole ou de la transition énergétique vers le photovoltaïque. En effet, le coût de l’électricité photovoltaïque ne serait que d’environ 7 €cent mais le stockage d’une grande partie de la consommation porterait le prix moyen aux alentours de 15-20 €cent.

Il est donc temps que Dubaï réfléchisse à l’après-pétrole et aux économies d’énergie.

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Publicité mensongère et propagande

« Le nucléaire, on ne pourra pas s’en passer » ânonnait un éminent professeur d’université dans les années 70. À l’époque, on ne parlait pas de changement climatique mais tout simplement de la production d’électricité après le premier choc pétrolier de 1973. Pourtant, un grand nombre de pays se sont passés du nucléaire ou l’ont utilisé de manière homéopathique à tel point que la part du nucléaire dans l’énergie consommée n’est que de 2 % dans le monde. Aujourd’hui, on produit 3 fois plus d’électricité dans le monde qu’en 1980 dont seulement 11 % provient du nucléaire contre 21 % provenant des énergies renouvelables (voir https://fr.wikipedia.org/wiki/Énergie_renouvelable).

Graphe

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Le complément vidéo de l’article du 14 juin

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Samedi 14 juin, dans l’Echo

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Solar Impulse 2 : deuxième démonstration d’une impasse technologique

Je croyais que Solar Impulse 1 avait prouvé que les avions photovoltaïques n’avaient aucun avenir. En effet, après avoir dépensé 80 millions d’euros pour transporter un seul passager dans des conditions précaires, on avait démontré que l’énergie solaire incidente sur les ailes de l’avion ne pourrait jamais lui permettre de voler à plus de 100 km/h avec une charge utile comparable à celle du poids des batteries embarquées, à l’instar d’un A320 qui transporte 20 tonnes de charge utile en brûlant 18 tonnes de kérosène.
©Solar Impulse
Je me suis trompé. Le futur de Solar Impulse 1, c’est… Solar impulse 2, comme Apollo 12 a succédé à Apollo 11 jusqu’à ce que la non-finalité du programme Apollo apparaisse aux yeux du grand public et qu’on avorte les dernières missions programmées 18, 19 et 20.

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Le coût de l’énergie en Wallonie

Cet article de Laurent Minguet analyse le prix d’importation de chaque type d’énergie avec ses effets sur l’appauvrissement ou l’enrichissement du pays (balance commerciale).
Il étudie aussi le prix de l’énergie de chauffage au niveau de l’utilisateur final. Avec une conclusion : débarrassons-nous du mazout au plus vite.

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Martin Schulz, président du Parlement européen, plaide pour une énergie renouvelable et payable

Hier, les chefs d’État et de gouvernement européens se réunissaient à Bruxelles pour un sommet autour de la double thématique « énergie » et « lutte contre l’évasion fiscale ». Les dirigeants européens plancheront sur les solutions pour réduire la facture énergétique, en assurant notamment une production domestique continue.
Martin Schulz était au micro de la RTBF. Extraits :
« Il faut investir dans le renouvelable ! Mon pays l’Allemagne investit autour de 25 milliards d’euros pour un pipe-line dans la Mer Baltique pour importer du gaz de la Russie. Pourquoi ne sommes-nous pas capables d’investir dans des réseaux d’énergie solaire venant de l’Espagne, de la Grèce et de l’Italie, pour nous rendre un peu moins dépendants de structures de production comme celles du gaz de schiste et autres. De même avec l’énergie éolienne de la Mer du Nord ; là aussi on pourrait investir et cela donnerait une relance économique considérable. […] Il n’y a pas de modèle énergétique allemand ! Il y a quelques Allemands qui disent qu’il y a un modèle énergétique allemand !. En Allemagne les prix de l’énergie montent tellement que le chauffage du logement devient un luxe pour pas mal de gens dans mon pays. Donc investir dans un système d’énergie durable et payable, c’est certainement un défi, et aussi aujourd’hui lors du débat du conseil européen. »
 
Pour écouter des extraits choisis (2:39 min) à propos de l’énergie :
 
À lire : 
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La semaine dernière dans TRENDS : Laurent Minguet démonte le système Rifkin

Dans le Trends du 16 mai 2013,  
à lire en ligne (pour les abonnés) sur http://trends.levif.be/economie : 

« La troisième révolution industrielle ? Une fumisterie ! »
Une économie débarrassée du carbone, où tous les bâtiments produisent et stockent de l’énergie, secondés par une flotte de véhicules carburant à l’électricité ou à l’hydrogène. C’est la vision de Jeremy Rifkin, qui y voit la troisième révolution industrielle. Une vision chimérique, dénonce Laurent Minguet. Dangereuse pour le développement des énergies renouvelables, encore bien. L’homme d’affaires liégeois met en garde nos décideurs. 

Si vous n’avez pas l’occasion de lire cet article, mes idées sont développées dans le texte qui suit.
 
Laurent Minguet
 
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La fin des CV n’est pas celle du photovoltaïque

La fin des CV n’est pas celle du photovoltaïque

L’actualité sur les certificats verts inquiète à juste titre les particuliers.
Dans l’incertitude entretenue par l’absence de position claire du gouvernement wallon, il est à craindre que le public finisse par se méfier en bloc des énergies renouvelables et du solaire en particulier, et cela à cause de promesses non tenues.
Or plus que jamais, il faut investir dans le renouvelable, avec la rentabilité comme premier critère. Et il faut soutenir ces investissements par des aides, mais de façon plus intelligente et plus efficace.

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