2030, odyssée de la cogénération urbaine

jackpot-736612Chauffer, refroidir et électrifier nos villes en 2030 à l’énergie renouvelable, c’est possible, pas cher et cela peut rapporter gros. Tant pour l’environnement que le portefeuille des investisseurs, que ceux-ci soient publics ou privés.

La moitié des bâtiments de Paris, et plus encore à Copenhague, sont chauffés par réseau de chaleur. Et en Belgique? Rien ou presque. Or on pourrait construire environ 1000 centrales électriques à biomasse d’une puissance moyenne de 14 MW. Moyennant l’installation de 50.000 km de réseau le long des voiries, 80% des Belges seraient reliés aux réseaux de chaleur. Utopie? Pas du tout: grâce aux certificats verts, une centrale de 14 MW donne un taux interne de rentabilité de plus de 20%. Soit nettement mieux qu’un projet éolien.

Lire notre article à paraître dans un Cahier de la Cambre intitulé «2029, Pentagonie».

6 Commentaires Laissez le votre

  1. le 26 septembre 2007 à 08:08

    AvatarJean-Marie Brian #

    Je vous remercie pour votre information.
    A Verviers, vous observerez que le chauffage urbain a été abandonné il y a trois ou quatre années et les installations chez les abonnés d’Intervapeur démantelées.
    Dans le cadre d’un débat d’idées, je trouve que vous arrivez tard. Mais dans un journal, il est certes plus aisé de manipuler des idées que d’aller sur le terrain ou d’exercer un « lobby » sur les politiques qu’ils soient … écolos ou autres.
    Bien à vous.
    Brian Jean-Marie

  2. le 26 septembre 2007 à 19:42

    Cher Monsieur,
    Merci pour votre remarque mais vous n’ignorez pas que le réseau de Verviers, comme son nom l’indique, était de la vapeur ouverte – on rejettait celle qui n’était pas consommée – alors que je préconise une boucle d’eau chaude à 70°C dans des tuyaux bien isolées. La différence est que le réseau de distribution de Verviers avait des rendements qui pouvaient être inférieurs à 20% alors que ceux que je préconise sont de l’ordre de 85% à 90%.
    Nous étudions d’ailleurs l’implantation d’un nouveau réseau de chaleur à Verviers qui est une « bonne» ville, c’est-à-dire avec une demande de consommation assez dense et un relief approprié.
    Bien à vous,
    Laurent MINGUET

  3. le 5 novembre 2007 à 11:46

    AvatarGrégory Taillard #

    J’ai eu le plaisir de lire assez récemment un article traitant de la possible implantation de ce type de centrale à Amay.
    Etant amaytois et de surcroît membre d’Ecolo, je suis assez enthousiaste concernant ce projet!
    De plus, je pense que multiplier de petites unités locales sera bien plus efficace que de grosses centrales.
    Maintenant, il reste beaucoup de chemin à effectuer et il me semble qu’il est grand temps, pour chacun d’entre-nous, de prendre le taureau par les cornes.
    Encore beaucoup trop de gens pensent que les actions individuelles sont inutiles alors qu’elles sont un véritable bien-fait pour notre planète.
    Bien à vous.
    Grégory Taillard

  4. le 31 décembre 2007 à 14:14

    Avatareco #

    Bonjour, je suis chercheur au gresea (groupe de recherche en stratégie économique alternative). Je projette de rédiger un livre sur le potentiel d’emploi du renouveable. Je lis avec intére^t sur votre blog le chiffre de 800.000 emplois (ce qui est évidemment beaucoup. Par contre, dans un article de Trends-tendances(novembre 2006) qui vous était consacré, la chiffre évoqué était de 50.000 emplois. D’où vient cette diffférence? Et sur quels critères vous basez-vous pour les chiffres d’emploi? Merci d’avance. Et encore bravo pour votre brillante initiative.

  5. le 13 janvier 2008 à 15:21

    cher Monsieur,

    en fait, l’article du blog parle de 800.000 emplois-an c’est-à-dire, par exemple, 80.000 emplois pendant 10 ans ou bien 50.000 emplois pendant 16 ans.

    C’est évidemment un ordre de grandeur estimé en fonction du travail à réaliser.

    Bien à vous.

  6. le 17 janvier 2008 à 08:33

    J’ajouterais ceci:
    « It is estimated that a concerted effort to improve energy efficiency in buildings would lead to the creation of the equivalent of up to 530,000 full time jobs across the EU 25; these jobs would remain for the entire period of the renovation cycle, e.g. 30 years » (source: EURIMA)
    EURIMA est le lobby européen des fabricants de matériaux isolants. Surévaluation intéressée?

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